mardi 4 avril 2017

Le pigeon ramier ( palombe )

Le Pigeon ramier (Columba palumbus) ou Palombe est la plus grande et la plus commune des espèces de pigeons européens : il pèse de 460 à 570 grammes, son envergure est de 75 à 80 centimètres et sa longueur de 40 à 42 centimètres. Il est répandu aussi bien en forêt que dans les espaces urbains et ruraux. La colonisation des grandes villes est plus récente que celle réalisée par le Pigeon biset. Les pigeons ramiers reviennent au nid initial de génération en génération pendant des dizaines d'années.
Les populations ouest-européennes du Pigeon ramier sont erratiques et sédentaires, tandis que les populations du nord et de l'est sont migratrices. La population britannique ne quitte son île qu'exceptionnellement à l'occasion, rarissime, d'un enneigement prolongé.
Les populations migratrices au long cours franchissent les Pyrénées pour hiverner dans la péninsule Ibérique, où elles s'alimentent de glands dans la « dehesa ». Ce sont ces populations migratrices au long cours qui supportent l'essentiel de la pression de chasse lors de leur migration à l'automne et, depuis quelques années, sur leurs lieux de stationnement hivernal. Elles sont en forte diminution, tandis que les populations « erratico-sédentaires » semblent se maintenir ou progresser.La dénomination vernaculaire des pigeons est assez confuse sur le territoire français. On relève notamment :
  • Columba palumbus (pigeon ramier) = « palombe » dans le sud-ouest de la France et également désormais dans le sud-est où l'ancienne dénomination « biset » a pratiquement disparu en référence à cette espèce.
  • Columba œnas (pigeon colombin) dit pigeon « ramier » ou pigeon des champs ou « rouquet » dans le sud-ouest, ou encore « petit bleu » (Saintonge...).
  • Columba livia (pigeon biset) dit pigeon de roche, pigeon commun, pigeon domestique, pigeon des villes, celui des pigeonniers et des falaises à l'état sauvage (« rock pigeon » ou « rock dove » en anglais)Le plumage est épais, mais fragile. Le moindre choc peut lui enlever des plumes ou du duvet. Mais cela peut lui être d’une grande utilité, surtout lors de contacts avec ses principaux prédateurs. Le principal ennemi naturel est l’autour, et on sait que celui-ci attaque par-dessous, en plantant ses griffes dans le poitrail par un très rapide retournement du corps. La plupart du temps, l’autour repart avec simplement une bonne poignée de plumes entre ses serres.
La robe du ramier est d’un bleu clair grisé tout en nuances. Le poitrail part d’un rose pâle et tire vers le blanc lorsqu’on se rapproche de la queue. Celle-ci est longue et porte des barres noires à son extrémité, sur la face ventrale.
Le cou est orné d’un collier blanc non fermé dont les bords virent au vert sombre et au pourpre. Ce collier n’apparaît qu’à partir de 6 à 8 semaines. C’est un bon moyen pour différencier un très jeune individu d’un adulte. Par contre, dès que l'oiseau porte ce collier, il est plus délicat de déterminer son âge. Le critère qui sépare à coup sûr les oiseaux de première année des oiseaux plus âgés est la présence d’un liseré marron clair sur certaines plumes des ailes et plus particulièrement les plumes qui recouvrent les grandes rectrices.
Un bon critère de différenciation lorsque la mue post-juvénile est terminée, est la couleur de l’iris et de la base du bec qui sont gris bleuté pour les jeunes ramiers. La pointe du bec est d’un blanc jaunâtre et les pattes sont rose mauve ou gris bleu avec des marques pourpres. Les plus vieux individus ont un iris jaune citron pâle ou jaune sulfureux, la base du bec devient rose rouge, pourpre ou rouge vif, la pointe du bec jaune vif ou jaune orangé et les pattes rouge pourpre profond ou rouge foncé.
La mue du manteau n’est jamais complète. En effet, on pourra retrouver des individus avec des séries de plumes neuves séparées par des vieilles plumes de l’année précédente. Les chasseurs qui élèvent des ramiers en captivité provoquent souvent la mue en leur arrachant les plumes, surtout celles de la queue qui ont tendance à s'abîmer dans les volières.
Il n'y a pas de dimorphisme sexuel.
Les pigeonneaux naissent nus excepté quelques duvets jaunâtres. Ils ont des pattes plutôt roses et un bec aplati et sont plutôt gros pour leur taille.
Après l'envol, les jeunes se distinguent des adultes par l'absence de tache blanche au niveau du cou.

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